jeudi 11 mars 2010

II - Cycles génériques et étapes de la vie humaine



L’astrologie est par essence cyclique, car la vie est cyclique. (voir “cours d’astro à ma façon” I - la vie est cycles). Qu’est-ce qu’un cycle ? Un cercle, une roue qui tourne dans le temps ? Une “suite structurée de phases dans le développement d’un processus vital” (Ruperti)
La vie est cycles et ces cycles s’entrecroisent, se superposent, se hiérarchisent, se complètent, s’imbriquent en une mécanique organique à la fois simple et complexe. Ils recommencent sans jamais exactement se répéter à l’identique.

Concrètement, les cycles…
Outre les cycles et rythmes individuels, propres à chacun, à notre unicité, nous sommes aussi insérés dans des cycles génériques qui rythment notre vie sur terre, organisent la vie sociale dont la planète Saturne - figurant le monde dense de la matière, la concrétisation, donc la limitation dans la forme, la contrainte, l’autorité, l’inflexibilité - et le chiffre 7 qui lui est associé - est la pierre angulaire. (voir “cours d’astro à ma façon” Jupiter & Saturne)
7
En nombres signifiants : 7
c’est le 3 de l’imagination, des possibles, additionné au 4 de l’incarnation, des carrés, du territoire, (3+4)
c’est les jours de la semaine - à chacun d’eux est associé une planète : lun..e di ou jour de la Lune, (moon...day, monday, souvent moody), mar-di, celui de Mars, l’action est à l’agenda 1). A mer-credi est dévolu Mercure, l’agile planète du mental; jeu-di consacre Jupiter, planète de l’optimisme, l’expansion, la croissance, l’inflation, en tous genres, ven..dredi, c’est le jour de Vénus on pourrait penser plaisir, ce qui fait plaisir, or c’est souvent dans les bureaux un jour d’hyperstress. Samedi, Satur-day, comme le dit mieux l’anglais, c’est le jour de Saturne, des obligations sociales (les invitations, les courses !). Le Sun-day, dimanche, est consacré au Soleil, jour où l’on ravive son identité solaire, souvent en allant littéralement au soleil !
7 c’est aussi le début de l’école sérieuse.

Quant à ses multiples
2x7 = 14 l’adolescence,
3x7 = 21 le premier âge adulte
4 x 7 ans, une 1ère révolution de Saturne, étape importante s’il en est, celle du passage dans la trentaine, l'installation dans la vie adulte, sérieuse (mariage, profession, enfant)
12
jusqu’à 12 x 7 = 84 ans une belle vie humaine et aussi une révolution de la planète Uranus ou 7 cycles de 12 ans de la planète Jupiter. Douze (3 x 4) chiffre de plénitude, d’achèvement, d’excès aussi à l’image de la planète, gazeuse, liquide, déformable, la plus grande du système solaire ?

Etapes marquantes de la vie humaine et transits astrologiques de
Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton.2)

7 ans carré croissant de Saturne par rapport à Saturne natal
12 ans 1er retour de Jupiter à sa position natale
14 ans 1ère opposition de Saturne à Saturne natal
21 ans carré décroissant de Saturne par rapport à Saturne natal
carré croissant d’Uranus par rapport à Uranus natal
24 ans 2ème retour de Jupiter à sa position natale
28 ans trigone croissant d’Uranus par rapport à Uranus natal
29 ans 1/2 1er retour de Saturne à sa position natale
36 ans carré croissant (2ème) de Saturne par rapport à Saturne natal
3ème retour de Jupiter à sa position natale
35-40 ans le carré de Pluton en transit à Pluton natal (pour les générations nées entre 1950 et 1972),3)
41 ans carré de Neptune à Neptune natal
42 ans opposition d’Uranus à Uranus natal
44 ans 2ème oposition de Saturne à Saturne natal
48 ans 4ème retour de Jupiter à sa position natale
vers 50 ans le trigone de Pluton en transit à Pluton natal (pour les générations nées entre 1950 et 1972) 4)
51 ans carré décroissant (2ème) de Saturne par rapport à Saturne natal
56 ans trigone décroissant d’Uranus par rapport à Uranus natal
59 ans 2ème retour de Saturne à sa position natale
60 ans 5ème retour de Jupiter à sa position natale
63 ans carré décroissant d’Uranus par rapport à Uranus natal
66 ans carré croissant (3ème) de Saturne par rapport à Saturne natal
72 ans 6ème retour de Jupiter à sa position natale
75 ans 3ème opposition de Saturne à Saturne natal
80 ans carré décroissant (3ème) de Saturne par rapport à Saturne natal
84 ans Retour d’Uranus à sa position natale, opposition de Neptune à Neptune natal, 7ème retour de Jupiter à sa position natale
85-86 ans l’opposition de Pluton en transit à Pluton natal (pour les générations nées de 1939-1958)
89 ans 3ème retour de Saturne à sa position natale
94-96 ans l’opposition de Pluton en transit à Pluton natal (pour les générations nées en 1914 et environ, voire vers 85 ans pour les générations nées dans les années 30, 40, 50.

...et autant d’occasions de croissance

C’est dans ce contexte de “crise de la quarantaine” “midlife crisis”, inscrite entre 2 transits de Saturne, en gros entre 35 et 44-45 ans, que se déroule une des phases les plus vives de la vie humaine ! On liquide son passé (carré Pluton), recommence une nouvelle vie, on divorce, on a une splendide aventure, on change de travail, on se met à son compte, on fait un dernier enfant (ou un premier comme Rachida Dati !), on devient célèbre, bref c’est sans doute la dernière possibilité de repartir à zéro, tout en se donnant l’illusion d’être jeune, d’encore une fois pouvoir tout faire, tout pouvoir (opposition d’Uranus), d'être intensément vivant, avec parfois aussi un sentiment élevé de reconnaissance, d’élévation, mettant certains - consciemment - sur une voie spirituelle (carré de Neptune).

Ensuite, cela se calme... une certaine forme de “réalité” reprend ses droits; si vous observez autour de vous, vous verrez que la plupart des “achievements”, des promotions importantes, se passent à cette 2ème opposition de Saturne, vers 44-45 ans. Il y a pour les plus brillants une forme de consécration sociale. Freud a créé la psychanalyse, Isaac Newton a publié ses “Principia”, Giacometti à l’issue de cette période a trouvé son style, sa notoriété en “l’homme qui marche”; plus proche de nous, Patrick Aebischer après des tergiversations, a accepté la direction de l’EPFL. Pour les plus modestes, cela marque une étape où nous osons quelque chose.

La soixantaine fin et/ou recommencements ? Entre 55 et 66 ans se joue une phase vitale pleine d’angoisse et d’enjeux. La fin “naturelle” (i.e. sociale) de la vie active se marque entre 58-60 ans, au 2ème retour de Saturne. Un 1er cycle de Saturne jusqu’à 30 ans, d’apprentissages et de formations, suivi d’un 2ème cycle de 30 ans, naturellement consacré à la production/reproduction de la vie sociale. Enfin, un 3ème cycle (ou une partie), consacré mais à quoi dans le fond ? On “vieillit” de plus en plus vite sur le marché du travail et - paradoxalement - de plus en plus disposent d’une véritable durée de vie après la retraite. Serait-ce un signe que la vie salariée 5), d’entreprise va laisser la place à des acti-vie-tés plus larges, plus utiles que directement productives ? Et puis, on a tant exploité gens, animaux, la nature. Ne serait-ce pas juste retour des choses ?

Vers des réaménagements créatifs ?
Souvent, il y a un raté vers 55 ans, un sentiment de lassitude, voire de fin; quelque chose se termine, intérieurement; beaucoup continuent un travail jugé morne pendant encore 5 à 10 ans, mais le coeur n’y est plus. D’autres quittent la vie professionnelle organisée et se lancent dans une activité plus libre, moins contraignante, incorporant plus d’eux-mêmes. D’autres encore, réorganisent leur vie active, extérieure, de façon plus satisfaisante personnellement, avec d’autres types de responsabilités, valorisant leur expérience, leur maturité. 60 ans marque une échéance dure, une sorte de couperêt et beaucoup se “traînent” jusqu’à 65 ans. D’autres dans des postes hauts placés, à responsabilité, font comme s’ils pouvaient continuer, comme avant, sur leur lancée. Ce sont les événements extérieurs - reflétant sans doute le désarroi intérieur - qui en décident autrement : pensez à Marcel Ospel, rattrapé par le scandale UBS en plein retour de Saturne, Claude Béglé, son contemporain, éjecté de la Poste également. Certains redéfinissent créativement leurs activités et travailleront jusqu’à leur mort... sans doute le cas de M. Hayek ! Dans mon expérience, la plupart d’entre nous, n’a plus le goût - entre 55-65 ans - d’oeuvrer ou besogner comme avant !
Bien sûr la question des pensions au regard de la longévité croissante importe mais sociologiquement et astrologiquement parlant, l’allongement autoritaire, obligatoire et uniforme de l’âge de la retraite est un non-sens, et pour la plupart d’entre nous contre-productif. 6 ) On ne contribue pas qu’avec des espèces sonnantes et trébuchante, mais avec son énergie vitale. Il y a naturellement des facteurs objectifs de pénibilité du travail, il y a surtout le rythme intime de chacun, conscient ou moins conscient, dont le thème de naissance donne de précieux aperçus.

Les grands âges : 84 ans, c’est souvent l’âge d’une mort brutale (retour d’Uranus), parfois aussi de splendides renouveaux, avec fraîcheur et tellement moins d’illusions ! Avec le lâcher-prise aux grands âges (opposition de Neptune), survient une sagesse inattendue, non dénuée d’humour parfois, cadeau ultime chez des personnes ayant souvent mené des vies très... saturniennes. Miracle. Et c’est sans doute la 1ère fois que des cohortes importantes de personnes arrivent, arriveront à un âge où elles pourront faire l’expérience d’un demi-cycle de Pluton. J’observe autour de moi que l’arrivée à ces grands âges - 95 ans voire plus - ne signifie pas qu’un poids démographique et économique (maisons de retraite); c’est une possibilité inouïe et bienvenue de croissance. D’autres également me font part de cette considérable croissance sur le plan de l’être, aussi et jusqu’aux aux toutes dernières années de la vie. Ce qui laisse l’impression finale que tout est juste, tout est bien. La boucle est bien bouclée...

notes :
1) j’ai toujours trouvé aberrant d’en faire un jour de fermeture !
2) dans un but de simplification, sont laissés de côté les noeuds lunaires (auxquels est associé le chiffre 9) les progressions et Chiron (au cycle irrégulier de 50 ans). Pour une étude détaillée, on renvoie à l’ouvrage classique et passionnant d’Alexandre Ruperti “Les cycles du devenir” - version française - éd. du Rocher.
3) Les cycles des planètes se déroulent au même âge pour chacun à l’exception de Pluton. L’âge auquel on fait l’expérience des transits de Pluton varie selon le moment de naissance dans la révolution sidérale de Pluton dont la vitesse varie de 12-32 ans selon les signes. Pour une explication détaillée voir : Thérèse Casati “ Manuel d’astrologie – synthèse des connaissances essentielles” – éd. du Rocher, 2002
4) Par ailleurs, une planète comme Pluton, transitant longuement dans un signe, induit de ce fait
des cohortes aux caractéristiques distinctes, originales, apportant ainsi une coloration importante à
la notion de génération et d’historicité. Ce sont les “générations Pluton” en Lion, Vierge, Balance
etc. phénomène qui méritera une analyse séparée.
5) Un sociologue français écrivait au début des années 70 sur “la fin du salariat”
6) Au vu de la dégradation des conditions de vie, je ne suis pas sûre que l’on n’assiste pas pour les jeunes générations actuelles à une baisse de l’espérance de vie.





lundi 8 mars 2010

I - la vie est cycles...…de 24 heures à 240 ans



Inexorablement, les cycles de durée connue reviennent :
1 jour et le soleil revient à son point de départ, pas tout à fait, il a avancé d’un pas, d’un degré ;
1 mois ou presque et c’est la lune qui revient ; elle aussi a avancé d’un pas, d’un signe, nos règles ; 1 an l’anniversaire, l’an neuf et le soleil retourne à sa position natale. Passe-t-il sur le début du signe du Bélier, nous sommes au printemps...

Chaque cycle, quelle que soit sa longueur, sa durée, du cycle diurne de 24 h. - soit, la “course” apparente du soleil autour de la terre, concrétisée astrologiquement par l’ascendant - à celui de Pluton de 240 ans ou de Neptune-Pluton de 492 ans, soit 1 jour ou un demi-millénaire se déroule fondamentalement de la même façon :

Il y a croissance et développement des énergies nouvelles jusqu’à mi-cycle où celles-ci atteignent leur apogée puis commencent leur décroissance, dissolution jusqu’à la fin du cycle. En fait, chaque cycle peut se structurer en 7 grandes phases ordonnées au moins, exprimées en degrés ou “portions” d’un cycle trigonométrique de 360 degrés, soit :

sextile ou 60 degrés
carré ou 90 degrés
trigone ou 120 degrés
L’apogée (l’opposition ou 180 degrés)
suivie de la décroissance selon les mêmes phases :
sextile ou 60 degrés
carré ou 90 degrés
trigone ou 120 degrés et
nouvelle conjonction 0 degré

A la décroissance succède la disparition, la renaissance, le renouveau sous une autre forme, en partie nouvelle, en partie ancienne, incorporant - après un tri fécond - durablement certaines formes un peu comme des sédiments.

Ainsi, en 410 apr- J.-C. après la chute de l’empire romain d’Occident, une entité disparaît. L’idée d’empire toutefois se maintient et renaît - pour 1000 ans ma foi - comme empire romain d’Orient à Constantinople.
Autre exemple, la basilique romaine, comme structure est gardée; elle sera développée de 1001 façons pour remplir ses nouvelles fonctions dans un monde devenu chrétien.


Un cycle ce n’est pas “l’éternel retour mais - au mieux - l’éternel renouveau”, dit A. Ruperti qui définit “un cycle comme une suite structurée de phases dans le développement d’un processus vital” 1
Plus simplement encore, semblable à la marée, il y a le flux, suivi du reflux, l’inspiration suivie de l’expiration.

Chaque événement de vie est unique, pourtant la vie se structure en cycles, en séquences ordonnées ou ne serait-ce qu’une vue mentale sur la vie ? Pas seulement, il y a quelque chose d’organique, rassemblant le vivant, plus ou moins visiblement animé : roc, plante, animal, humain. Seul le rythme diffère...
Quelles que soient les métaphores, les cycles marquent des réalités vitales, naturelles.

Entre 2 boucles, 2 cycles, nous nous donnons l’illusion du faire, d’être actif, d’aller de l’avant, i.e. tout droit. « Pro-jet ». Progrès. Linéarité. Système décimal, 10, 20, 100, 1000 Dans projet, il y a jeter ; être jeté dans le monde 2, quelle angoisse, seul, tout seul en avant, marche ! Contrôle. Toujours plus.
Nous pourrions aussi nous laisser bercer – cycle/cercle – sac et ressac - dans cette boucle, cueillant au passage ce qui nous est offert, proposé, nous laisser séduire par ce qui passe : dans un « être agi ». Se couler dans un cycle – abandon du contrôle - s’y lover en quelque sorte avec confiance.

« le non-agir, c’est le besoin profond en action » !

Dans le fond, la popularité nouvelle des cycles, rompant – n’est-ce pas leur meilleur côté - avec la pensée linéaire, ne vient-elle pas de l’informatique, toute en boucles, et des biens nommées « sciences du vivant ».

Actuellement...
Les 3 grands cycles planétaires que sont Neptune-Pluton, Uranus-Neptune, Uranus-Pluton ( v. “III -Méga-cycles la civilisation en marche”) sont en phase croissante et Pluton a transité depuis 30 ans dans les signes les plus rapides (Scorpion, Sagittaire). C’est dire que d’un point de vue global, cosmique, nous sommes à un moment d’accélération inouï de la conscience. Sans aucun doute, un quitte ou double ! Comme le disait Malraux : “le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas”

1. A. Ruperti " Ley cycles du devenir" éd. du Rocher

vendredi 19 février 2010

Ernesto Bertarelli : la récréation est finie ?




La génération Uranus-Pluton...
,soit les enfants nés entre 1963 et 1968, se caractérise par ce besoin intense, urgent, parfois compulsif, de se dégager de ce qui est dépassé, mort, inauthentique. Cette conjonction - en Vierge - signe pragmatique et efficace est associée justement à l'intense essor de l'informatique et de la technologie. Cette génération a pour mission de casser les conventions, l'ordre (Vierge) au nom de la liberté, d'une vérité qui peut se révéler tout aussi enfermante d'ailleurs. Mais le côté brutal, violent de cette conjonction, radicale dans son exigence de ré-génération est porteuse d'une énergie formidable (au sens 1er du terme).

(photo de Philippe Destouches - Genthod - 1er août 2009)

Au niveau du collectif, on trouve ce cycle associé à la restructuration des peuples, des nations 1) et ... pourquoi pas la restructuration des entreprises aussi, comme ce fut le cas pour E. Bertarelli.


Bio

1965: naît à Rome le 22 septembre
1972: installation de la famille Bertarelli à Genève.
1996: devient PDG de Serono biotechnologies au décès de son père Fabio.

1997: première victoire dans le Bol d’Or sur le Léman.

2000: mariage avec Kirsty Roper, ex-miss Angleterre. Trois enfants suivront: une fille et deux garçons.
2003: vainqueur de la Coupe de l’America à Auckland.

2006: vend Serono au groupe Merck.
2007: défend victorieusement la Coupe de l’America à Valence.

2010 : la perd à Valence


Portrait et aventures
Natif de la Vierge, en 1965, il est un représentant d'Uranus/Pluton dans sa plus haute intensité (exactitude). Saturne en face, l'oblige - et il en a les moyens, beaucoup de moyens - à concrétiser l'énergie de cette conjonction dont il est un brillant porte-parole, dans ses réalisations, comme dans ses excès.
Il vibre du reste très fort à l'énergie de Saturne.
Ainsi, ils vînrent à Genève quand il avait 7 ans 2) et c'est - classiquement - après le 1er retour de Saturne 3) qu'il prend les commandes de Serono, qu'il fait croître avec succès pendant 10 ans, dans les domaines novateurs (Uranus) des biotechnologies (typiquement Vierge).

Il vendra l'entreprise avec grand profit en une décision reflétant l'aboutissement d'un processus de libération personnelle intense de près de 4 ans 4) où il reprend en mains sa destinée, se défaisant des lourdes contraintes familiales. Bien que sous la pression constante de prendre une décision rapide (média, milieux financiers etc.), il a su se donner le temps de faire le bon choix , tout en goûtant à d'importants épisodes de création (y compris familiales !), de libération, d'utilisation quasi missionnaire de ses ressources 5) faisant bénéficier de nombreux milieux (EPFL etc.) de cet élan, sans parler de la Suisse bien sûr. Illustrant tellement brillamment l'adage de Pluton : "mourir pour renaître"... et quelle renaissance que cette victoire à Auckland.

Pourquoi la mer ?
Le côté efficace et brutal de cette configuration en Vierge (terre) est à la fois appuyé et adoucie chez E. Bertarelli par une autre puissant amas planétaire en Scorpion (eau) 6) dont les exigences contrastées le disputent à une propension naturelle à la visibilité publique, au panache, à des accès d'enthousiasme ravageur, bref à la brilliance du Lion 7).
C'est dans cette très belle conjonction de Vénus, Neptune et Mars, qu'il y a l'amour de la mer mais aussi ses (dés)illusions. La possible nostalgie, le beau rêve d'enfance qu'il a réalisé avec succès éclate comme une bulle de savon 8) réveillant et révèlant son autre face, son lot de tromperies.
Les excès du Sagittaire se paient en Capricorne...
Si les propos s'enflamment en Sagittaire, les guerres se déclenchent en Capricorne... de plus, les batailles juridiques avec Oracle s'inscrivent dans ce qui marque à la fois un aboutissement et une culmination pour lui 9).
Mais les exigences de son thème sont telles qu'il ne peut se leurrer longtemps 10). Il lâchera sans doute personnellement la compétition (même en lui accordant son soutien) pour retourner aux affaires. Continuant de prendre en main sa destinée dans d'autres formes de responsabilité collective, d'initiatives pionnières 11), bref de nouvelles aventures.

Ernesto Bertarelli, exemple et voie pour la transformation de la Suisse ?
Ernesto Bertarelli, tout comme la Suisse, a un Soleil en Vierge et un ascendant Scorpion ! C'est dire qu'il a dû se trouver en Suisse comme un bipède sur l'eau ! En vivant sa vie, il vibre très naturellement au thème astrologique de la Suisse et à ses préoccupations.
Dans sa propre transformation n'a-t-il du reste pas montré à ce pays - par son enthousiasme, son élan, sa détermination, ses exigences, l'utilisation de ses ressources, sa profonde sensibilité aussi, la valeur qu'il s'accorde - l'exemple et la voie pour la transformation de ce pays ?
Car la Suisse - résonnant elle aussi à l'énergie de destruction/régénération d'Uranus/Pluton est à l'aube de sa transformation en tant qu'Etat. On en sent du reste les formidables tremblements, n'est-ce pas ?!


Notes
1)"restructuring of peoples and nations" in : Mundane astrology. Baigent, Campion, Harvey.
2) carré croissant de Saturne à Saturne natal
3) et retour de la lune progressée également ce qui signe son adhésion intérieure au projet
4) 2002-2006 carré Pluton en transit à Pluton natal moment clé de la liquidation de son passé
5) Pluton en transit en Sagittaire en maison 2
6) Ascendant, Vénus, Mars/Neptune en Scorpion
7) Lune en Lion conjoint au MC
8) Chiron/Neptune en transit en opposition à la Lune, guérissant dans la foulée un épisode d'enfance.
9) L'opposition de Saturne à Saturne natal (et conjoint à Uranus/Pluton !)
10) Jupiter et Saturne en aspect harmonique à la configuration en Scorpion
11) Lune progressée en Bélier

vendredi 12 février 2010

L'animal, cet autre moi-même




"le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas" prophétisait Malraux... qu'est-ce que ça veut dire ? Sans doute que c'est le moment ou jamais de réaliser que nous sommes une seule et même Conscience dans ses milliards de manifestations, humaines (parfois très in-humaines), minérales, végétales et - last but not least - animales. Ce que l'on fait (ou ne fait) à l'une de ces manifestations, on le fait nécessairement aux autres, toutes les autres

Comme le dit magnifiquement Guy Mettan

"Peut-on exploiter les animaux, extraire leur lait, leur peau, leur viande ? Séparer les petits des mères et les faire travailler comme bêtes de somme ? Les obliger à pondre et à engraisser en batterie ? Les enfermer et les priver de tout contact avec leur milieu de vie naturel ? Les forcer au cannibalisme en les nourrissant de la farine de leurs congénères ? Les massacrer à grande échelle dans des abattoirs géants mais discrets ? Les exterminer en tant qu'espèces, comme le thon rouge, la baleine ou le gorille, pour en faire des sushis ou des condiments censés favoriser la virilité masculine ? A toutes ces questions, le commun des humains, pris d'un sentiment soudain de compassion et de révolte, a tendance à répondre non. Et pourtant c'est ce que l'homme, en tant qu'espèce, pratique tous les jours depuis 2-3000 ans. La votation du 7 mars 2010 sur la protection des animaux et sur leur droit à disposer d'un avocat a le mérite de mettre le doigt sur la grande hypocrisie qui entache, dans la civilisation industrielle occidentale en tout cas, la relations entre humains et animaux" (Le Temps - "Opinions" 1/2/2010).

Nietsche, dit-on, voyant rosser un cheval, s'est effondré, en pleurs, son dernier grand acte conscient de compassion avant de sombrer dans la folie.

"Quand les hommes comprendront ce qu'ils ont fait aux animaux, ils pleureront" (Boris Cyrulnik -cité par Guy Mettan dans le même article). Certains pleurent déjà

Nous rentrons d'un trek dans le Sinaï. En levant le camp, les Bédouins laissaient nos restes comestibles - omelette, fromage de chèvre etc. - aux habitants du désert : renards, petits animaux, tout naturellement.

Les crises - qui ne font que débuter - ont ceci de bon qu'elle nous font sentir - avec une immédiateté, une fulgurance de plus en plus forte et des cadences de plus en plus rapprochées - cette connection essentielle. Du coup, on ne peut plus ne plus être responsable.


lundi 8 février 2010

Jupiter/Saturne : une allégorie*




*Allégorie : “Suite d’éléments descriptifs ou narratifs dont chacun correspond aux divers détails de l’idée qu’ils prétendent exprimer”

** origine des photos - voir en fin de texte

Cette petite histoire concerne ici ces 2 planètes, mais l'allégorie s'applique en fait à chaque cycle quel que soit sa longueur - 1 jour, 1 an, 20 ou 500 - dans ses phases de croissance, d’efforts individuels, suivies - inéluctablement - des phases de décroissance, et leurs aspects collectifs de re-distribution, de partage.

Ici... la nouvelle rencontre de Jupiter et de Saturne (conjonction) célébrée en fanfare en mai 2000 dans le signe solide et fécond de renouveau qu'est le Taureau et laissant augurer une fructueuse croissance arrive - en mai 2010 - à la mitan, un temps de réflexion. Le Taureau a fixement - et non sans succès - suivi son sillon pendant 10 ans; il revient à l'axe Poissons/Vierge dans lequel se joue l'apogée, d'organiser minutieusement (Vierge) et avec compassion (Poissons) la distribution de la récolte...

Il était une fois… deux planètes très belles, très grosses, les plus grosses du système solaire; l’une très lumineuse presque liquide, déformable l’autre plus sombre, plus lente, dotée de beaux anneaux. Elles fonctionnaient en paire, en harmonie, elles avaient besoin l’une de l’autre, cela allait sans dire. L’une, Jupiter, fournissait l’inspiration. L’autre, Saturne, les moyens de la réaliser. L’une optimiste, l’autre réaliste, concrète. A l’impulsion de l’une correspondait la capacité de répondre de l’autre ou response-abilité.

Bref en une grande respiration de 20 ans, elles donnaient un rythme fondamental à la terre et ses habitants. Jupiter partait fougueusement en avant, portant le flambeau d’idées nouvelles, Saturne suivait derrière réalisant dans la matière, plus lourde, plus lente, l’idée novatrice. Au bout de 5 ans, elles échangeaient quelques propos sur l’état d’avancement des travaux, tentant de rectifier le tir, si besoin, d'ailleurs non sans friction. Au bout de 10 ans, elles se faisaient signe l’une en face l’autre , à mi-course, à leur apogée, se félicitant de l’accomplisement ou se confrontant. 15 ans plus tard, s’approchant de l’achèvement, elles en mesuraient les implications, portant un regard critique. En se rejoignant, au bout de 20 ans, fortes de cette auto-critique, Jupiter concoctait de nouvelles perspectives pour le cycle à venir. C’était simple et évident, qu’aurait réalisé la Grâce sans l’Effort ? Rien elle serait restée éthérée, dans les limbes. Mais quel sens à l’effort sans la Grâce ? Aucun bien évidemment. Depuis pas mal de temps, le habitants de la terre tendaient à perdre ce rythme fondamental, en oublier le sens, en particulier, depuis 50 ans, avec les années qu’ils s’acharnent à appeler “les 30 glorieuses”, ils avaient totalement perdu la boule, au point de ne vouloir plus que gonfler, grossir, augmenter, grandir, bref comme s’ils ne pouvaient qu’inspirer et un mélange très lourd encore, complètement indigeste pour la terre. Tant et si bien que Saturne voyant Jupiter suffoquer, déformé sous la pression imposée à la terre, rétablit périodiquement l’équilibre de façon jugée brutale, anachronique, disproportionnée. "Tu n’y penses pas dit Saturne à Jupiter, tu ne peux pas les laisser faire cavalier seul avec toi, nous sommes liés" ! Alors ils continuèrent, cahin caha, tant bien que mal, tant et si bien (ou mal) que la famille proche, Uranus et plus lointaine aussi, (comme Neptune et Pluton) durent s’en mêler, un peu incognito mais non sans effet ! Mais c’est une autre histoire.

Les habitants de la terre, convaincus non seulement que leur façon de respirer était la bonne mais encore que c’était la seule possible, n’ayant plus le souvenir d’avoir fait différemment avant, l’enseignèrent à leurs enfants, par le biais naturellement des parents, courroie, relais de transmission de l’école et de toutes les autres institutions.
Les enfants respirent tous chaotiquement mais selon l’époque de leur naissance, ils ont plutôt une inspiration rauque, ou une expiration éructée ou encore un arrêt presque total entre inspiration et expiration. Mais tous ont un souffle au coeur. A ce stade, les enfants ont grandi, ils sont estropiés, mais la plupart ne s’en rendent plus compte et perpétuent à leur tour cette aberration. D'autres - heureusement - ont réalisé la nécessité de ré-apprendre à respirer. Ce ne fut pas mince affaire. Sous l’effet de terreurs tellement enfouies qu’ils n’en étaient même pas conscients, ils réalisèrent qu’ils avaient presque arrêté de respirer, de vivre. Presque morts. Ils virent – chacun à sa façon – combien les parents leur avaient inculqué des croyances erronnées, de survie, et combien la société, trop occupée à se perpétuer et adepte de la philosophie "ça passe ou ça casse" ou sa variante : "il n’y pas d’omelettes sans casser des oeufs "– tenait ces vérités très partielles pour éternelles. Ce ré-apprentissage - ou cette re-découverte d'une vérité éternelle, comme on voudra -prit du temps. L’un gazé par son inspir perdait pied, s’envolait presque. Seul de douloureux murs de briques pouvaient arrêter sa course divaguante. L’autre poussé par la frénésie d’un pathétique Charlot n’arrêtait pas de visser des boulons, on se demande bien pourquoi mais lui pas ! Jusqu’à ce qu’il se retrouve jeté, à la rue. (On a envie de lui chuchoter : "c'est tant mieux !")

Et puis, entre ces hoquets, retrouvant peu à peu le sens de ce rythme fondamental, ils virent soudain l’évidence : petite particule finie de matière, ils n’en étaient pas moins l’univers tout entier, ce qui leur donna soudain un sentiment inaliénable de liberté...car il n’y avait tout simplement rien à aliéner ! Et puis cette certitude d’être respiré par cette grande respiration de l’univers les rendaient légers, légers, joyeux, joyeux. Du coup, ils développèrent une respiration de plus en plus formidable, chacun à son propre, ample, mini-rythme.
Aux dernières nouvelles, de plus en plus d’individus, pesant de plus en plus lourds de cette ivresse de liberté et de respiration puissante sèment une joyeuse zizanie d’élus cosmiques (sans bulletins de vote !) sur cette magnifique terre.
Le club est ouvert à tous, please join !



**Ces magnifiques photos prises par le programme Voyager en 1979 s'accompagnent d'explications et de détails sur :
fr.wikipedia.org/wiki/Jupiter_(planète)
fr.wikipedia.org/wiki/Saturne_(planète)