mardi 5 avril 2011

Révolution...air 1

Révolution...air 1

De la conjonction d’Uranus/Neptune (1989-1993) au carré d’Uranus/Pluton (2010-2015)

Imagine/ there is no heaven/ It's easy if you try/ No hell below us/ Above us only sky/

Imagine all the people/ living for today/

Imagine/ there is no country/ this isn't hard to do/ Nothing to kill or die for/ and no religion too/

Imagine all the people/ living a life in peace/

You may say I am a dreamer/ but I am not the only one/ I hope some day you'll join us/ and the world will be one/

Imagine there is no possessions/ I wonder if you can/ No need no greed nor hunger/ a brotherhood of men/

Imagine all the people/ sharing all the world/
You may say I am a dreamer/ but I am not the only one/ I hope some day you'll join us/ and the world we live in is one.../

1 Imagine... John Lennon

De “Imagine” à la Place Tahrir...et après

La Vie au collectif (ordre/désordre) est régie par le grand cycle Neptune/Pluton d’un demi-millénaire; celui dans lequel nous sommes actuellement a débuté en 1891/2; si la civilisation se défait entre le sextile décroissant (1844-1845) et le sextile croissant, depuis 1950 et jusqu’en 2032 - nous sommes dans cette phase de liquidation irréversible, de tri planétaire.
Ce grand cycle se décline à son tour en 3 cycles Uranus/Neptune et 4 cycles Uranus/Pluton. Nous sommes actuellement dans le 1er de chacun.
Lorsqu’en 1992/93 Uranus commençait son nouveau cycle de 170 ans avec Neptune, il terminait une ère commencée à la chute de Napoléon. Nous sommes - entre 2010 et 2015 - au carré du nouveau cycle Uranus/Pluton initié avec fracas en 1964/65, en fait dès 1960. Comme ces 3 grands cycles sont en phase de croissance, ils se caractérisent par une forme de construction destructive ou l’inverse.
Pour plus de détails, le lecteur est renvoyé au blog : “l’astrologie à ma façon” - III -Méga-cycles : la civilisation en marche

les planètes et cycles trans-personnels ont ceci en commun, qu’ils sont au-delà de la compréhension mercuriale, mentale ordinaire. En d’autres termes, ils possèdent - si l’on peut dire - les caractéristiques suivantes : A savoir qu’/que : 2

  • quelque chose d’inexorable se produit, de définitif/ something irreversible takes place
  • il n’y a pas de retour possible/ there is no turning the clock back
  • l’interprétation en est malaisée/ there is no one best way or single interpretation
  • les prédictions précises sont rendues caduques/ predictions are uneasy or outright faulty
  • il s’agit d’un phénomène collectif demandant l’adhésion du plus grand nombre ou d’un nombre critique,/ the phenomenon is a collective one involving a critical mass, some kind of majority shifting (what was outlandish becomes mainstream)
  • les foyers sont multiples - pas d’événement unique - un peu comme si de nombreuses bougies étaient allumées en même temps, dans l’espace-temps de la conscience. /multiple fires are being lit simultaneously in the space/time of consciousness (no single event).
  • un événement arrivé non pas sous l’effet de forces extérieures mais résultant de contradictions insurmontables/An idea whose time has come... no single external factor can justify the event resulting from unsurmountable contradictions 3
  • les règles du jeu changent de même que la façon de les interpréter ! C’est ce que l’on appelle aussi “changement de paradigme”/ the rules of the game change, like the way to interpret them; this also called “paradigm shift”
  • Bref, le mental est mis hors-jeu, la rationalité n’a plus cours... moments de folie où le temps et l’espace n’existent plus 4 / In a nutshell, the mind is phased out, rationality is of no use... it is replaced by exhilarating times of craziness where time and space are abolished.

On se souviendra que/it is aptly remembered that “Le possible fait parti du réel” (Hegel)

De (rêver) la Vision à (batailler) l’action

Une particularité du transit actuel, un carré (angle de 90 deg), c’est que les affrontements tendent à être “réels”, effectifs, pas seulement verbaux. Ce qui explique en partie, l’énorme déconfiture de Copenhague (carré Saturne/Pluton avec Uranus déjà en orbe) qui n’était qu’un sommet, pas un “terrain d’affrontement” où l’on vide ses dernières cartouches. A comparer avec “le sommet de Rio” en juin 1992 - sous l’égide d’Uranus/Neptune - où peut-être pour la 1ère fois la terre s’est sentie “une”.5 Quoi de plus approprié d’ailleurs - en juin 1992 - que le signe du Cancer pour figurer que le monde est notre maison, que l’on s’y sent chez soi, nourri. De Rio à Copenhague, il y a non seulement la coloration différente des 2 cycles, mais aussi - comme beaucoup d’entre nous en font douloureusement l’expérience - la difficulté de passer de la Vision à sa réalisation.

Nous sommes collectivement engouffrés dans le carré de ce grand cycle planétaire... effet domino ? Une nouvelle vibration de conscience, plutôt, où le meilleur et le pire, l’ancien et le neuf s’affrontent sans faire de quartier. Heureusement que ce que décrivent les média n’est qu’une petite face de la réalité. Souvenons-nous que nous sommes des millions, chaque jour, à nous rassembler en conscience pour que - aux moindres coûts possibles - le meilleur des mondes anciens et à venir prenne forme... “Incarner l'inconnu avec l’audace” comme le funambule sur sa corde...

mk 9/4/11


2 Les caractéristiques que le professeur américano-roumain V. Tismaneanu notait avec acuité et justesse dans sa puissante leçon intitulée “The Revolutions of 1989 and their legacies” - Pierre du Bois Lecture - Genève - HEI 26 nov 2009 rejoignaient ce qui à mon sens caractérise la conjonction Uranus/Neptune de 1988-93 et de façon plus générale les grands cycles planétaires.
3 et les communistes se repaissaient de contradictions/...and communists were very keen on contradictions says V. Tismaneanu !
4 et où les symboles - Marx, Lénine et les autres - disparurent à jamais dit V. Tismaneanu
5(...) "Jamais le monde rassemblé au grand complet comme une association de locataires devant une augmentation de loyer n’a paru aussi petit et aussi collectif. La table ronde de 77 mètres de diamètre autour de laquelle ont pris place samedi les hommes d’état représentait suggestivement cette solidarité circulaire et irrécusable” (Antoine Maurice Le Temps 15 juin 1992)

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